Est-ce Cléopâtre qui a inventé le premier vibromasseur ?

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qui a inventé le premier vibromasseur

Bon nombre d’entre nous pensent que l’invention du vibromasseur vient obligatoirement après celle des piles. Pour dissiper cette fausse idée reçue, l’anthropologue Philippe Brenot et Laëtitia Coryn, auteure de la BD « Il n’y en a pas deux comme elle », ont livré plusieurs anecdotes sur la sexualité de nos anciens. Alors, comment était-elle perçue et pratiquée il y a plusieurs siècles ?

La sexualité et l’Égypte antique

De nombreuses découvertes telles que les artefacts érotiques et l’art égyptien ont permis aux chercheurs de comprendre les attitudes et comportements sexuels de cette époque lointaine.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’antiquité égyptienne n’est pas une période où le sexe est tabou en tout point. Certains archéologues ont même avancé qu’une des caractéristiques de l’Égypte antique porte sur une « licence sexuelle sans limite ». Ainsi, il existait à cette époque des lieux dédiés à l’atteinte d’orgasmes en tout genre.

Ces lieux peuvent être comparés aux sexshops actuels ou encore aux clubs échangistes que l’on connaît aujourd’hui. Ceux-ci se trouvaient principalement dans les zones géographiques très fréquentées des grandes villes égyptiennes.

L’apparition du premier vibromasseur

L’invention du premier vibromasseur remonte à avant Jésus-Christ… Comme nous l’explique Philippe Brenot, ce Dildo a été inventé en premier lieu par Cléopâtre. Conçu pour se glisser entre les jambes de la reine d’Égypte, l’accessoire prenait la forme d’un cornet de papyrus plein.

À l’intérieur se trouvaient des abeilles bourdonnantes qui étaient censées accroître la sensation de plaisir. Cette pratique peut sembler étrange aujourd’hui, mais à l’époque, et en particulier dans ce cadre sociétal de haut rang, cela était tout à fait normal.

L’atteinte des plaisirs charnels avait une grande place dans leur quotidien. On comprend mieux pourquoi tant de représentations de l’Égypte antique font référence à des positions sexuelles toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Les tribunaux de l’impuissance à la renaissance

Petit tour désormais dans une époque plus proche de la nôtre. La Renaissance a connu son lot de lois saugrenues. D’ailleurs, on se demande encore comment ces dernières ont pu être promulguées.

À cette époque, la procédure de divorce n’était pas aussi simple qu’aujourd’hui ! Lorsqu’une femme souhaitait divorcer de son mari pour « manque d’assurance dans les rapports sexuels », elle faisait appel au tribunal de l’impuissance, nous explique Laëtitia Coryn.

Vous l’aurez deviné grâce à son nom, ces tribunaux servaient à mesurer le degré d’impuissance du mis en cause. Le mari était alors convoqué à la « barre » où un jury et cinq médecins lui posaient une série de questions portant sur sa vie sexuelle.

En dernier lieu, il était invité à « se raidir » après une stimulation faite par lui-même ou à l’aide d’un défilé de femmes attirantes. Dans la dernière étape, l’accusé devait mettre du sien pour éjaculer dans un récipient. Le but était de prouver qu’il n’était pas, comme sa femme le disait, « inefficace ».

Toutes ces informations nous montrent à quel point les gens ont de tout temps mis en avant l’aspect sexuel dans leur vie, un peu comme nous aujourd’hui, mais à quelques différences près.